Compte-rendu des sorties sur le terrain de la Société Mycologique d’Alès - 2019/2020
Note : Les noms des champignons écrits en vert ou en noir correspondent aux noms actuels admis par le site Species Fungorum; les noms écrits en bleu ne sont pas admis par le site Species Fungorum et proviennent du site Index Fungorum. Les noms d’auteur et la date de publication sont écrits en noir.
Mycales - Société Mycologique d’Alès (Gard)
Liste des espèces récoltées lors de la sortie du dimanche 3 mars 2019 dans la région des Vans (07)
Cette sortie a été organisée et conduite par Régine Pinatel. Les membres de la Société Mycologique d’Alès ont effectué l’herborisation dans le secteur de Folcheran, commune de Gravières (Ardèche). Les espèces récoltées ont été déterminées par les membres participants. BASIDIOMYCOTA : 2 espèces Hydnum repandum L. (1753) Hygrophorus marzuolus (Fr.) Bres. (1893)
Ci-contre, quelques photos de notre expédition presque archéologique pour découvrir les légendaires «hygrophores de mars» parmi les bogues de châtaigners, les feuilles et les rochers
Compte rendu de la sortie du dimanche 31 mars 2019 dans la champignionière «Champisud» sur la commune de Saint Bonnet de Salendrinque (30)
Cette sortie a été organisée et conduite par Benjamin Mathéaud et Vanessa Bozec . La seule espèce présente et donc identifiée était le Lentinula edodes (Berk.) Pegler (1976) La visite s'est déroulée dans la champignonnière “Champisud” située à Saint Bonnet de Salendrinque (30), entre Anduze et Saint Hippolyte du Fort, avec un chaleureux accueil de Marylène et Vincent, producteurs de Shii-také, de Framboises et de Châtaignes. Un grand merci à Marylène et Vincent. Description du shiitaké, vedette de cette production : BASIDIOMYCOTA : Lentinula edodes ou lentin du chêne, de la famille des Marasmiaceae, couramment appelé shii-také (littéralement “champignon parfumé”). C’est un champignon comestible cultivé depuis plus de 1000 ans en Extrême Orient et qui tire son nom de l’arbre shii (catanopsis cuspidata), voisin du chêne. Grand antioxydant, il est utilisé depuis des millénaires par la médecine traditionnelle chinoise et japonaise, il fortifierait toutes les défenses immunitaires en profondeur. Le Shii-také, s'il est cultivé dans des conditions optimales lui garantissant une très bonne qualité, sera très concentré en antioxydants puissants, minéraux et vitamines. Le shii-také est l'une des rares sources naturelles à fournir une très grande quantité de vitamine D biodisponible. Il est également riche en sélénium, zinc, cuivre, vitamines B (B6, B5, B3, B2), manganèse, magnésium, potassium et phosphore. En résumé, c'est une véritable petite bombe de nutriments, vitamines et oligoéléments puissants pour l'organisme. Aujourd’hui, on le cultive le plus souvent sur des substrats (ballots composés d’un mélange de paille, de copeaux de chêne et bien sûr, de mycellium de lentin du chêne). Au niveau de sa comestibilité, il est à noter que la consommation du champignon Shiitaké "à l'état cru" peut être dangereuse, avec un risque de "réaction toxique" sur la peau. "La consommation de ce champignon à l'état cru ou insuffisamment cuit peut engendrer des dermatites toxiques dites flagellaires", a averti la DGCCRF dans un communiqué du 21 août 2015. En d'autres termes, des éruptions cutanées accompagnées d'intenses démangeaisons peuvent apparaître sur l'ensemble du corps. Ces lésions prennent la forme de stries rouges, semblables à des marques de flagellation. C'est le lentinane, un sucre complexe contenu dans le champignon, qui serait à l'origine de cette réaction. Son mode d'action est encore peu connu, mais l'une des pistes est que la molécule activerait le système immunitaire, provoquant une réaction d'inflammation. "Cette réaction toxique survient environ trois jours après la consommation de ce champignon et régresse le plus souvent en une quinzaine de jours sans traitement particulier", explique la DGCCRF. En conclusion, il ne faut pas négliger la cuisson de ce champignon. Toutefois, le lentinane est détruite par la chaleur, d'où l'importance de "faire cuire suffisamment" le champignon avant de le manger, "qu'il soit acheté frais, séché ou en poudre". La réaction peut en effet se produire "quel que soit le mode de présentation du champignon", souligne la DGCCRF. "Le Lentin du chêne (Lentinula edodes) communément appelé Lentin comestible, Shiitaké ou encore champignon parfumé est un champignon dont la culture est très répandue et que l'on retrouve fréquemment sous forme séchée ou dans des compléments alimentaires", rappelle la DGCCRF, qui a lancé l'avertissement dans un souci de "prévention" et non en raison d'une multiplication de cas. Selon la DGCCRF, si le Japon et la Chine dominent la production mondiale de Shiitaké, la culture du champignon se développe désormais en France. Alors que la dermatite flagellaire était un mal asiatique, la popularisation du Shiitaké et de la nourriture exotique, expliquent l'apparition de cas en Occident. En France, les cas de dermatites restent toutefois anecdotiques. Paradoxalement, le lentinane du champignon Shiitaké n'a pas que des inconvénients : elle intéresse d'ailleurs de très près les oncologues, car ses interactions avec le système immunitaire pourraient lui conférer des propriétés anticancéreuses. Pour tout renseignement complémentaire, contacter “CHAMPISUD” (La Croix du Puech - 30460 - St Bonnet de Salendrinque) via le site www.champisud.com. Il est à noter que les conditions de culture des shii-také en champignonnière (température et humidité parfaitement maîtrisées) permettent aussi la culture des champignons de Paris et de pleurotes.
Compte rendu de la sortie du dimanche 7 avril 2019 dans lales environs du Grau du Roi (30)
Cette sortie en bord de mer a été organisée et conduite par Jean Saizou Les membres de la Société Mycologique d’Alès ont effectué l’herborisation dans le secteur du Grau du Roi / Le Boucanet. Peu d’espèces (liste ci-dessous) étaient présentes sur le terrain. BASIDIOMYCOTA : 03 espèces Cyathus olla (Batsch) Pers. (1801) Lycoperdon pratense Pers. (1794) (= Vascellum pratense) Une espèce n’a pu être déterminée avec certitude. Il s’agit d’un Inocybe.
Liste des espèces récoltées lors de la sortie du dimanche 28 avril 2019 dans les environs de Massillargues-Attuech (30)
Cette sortie était organisée et conduite par Bernard KOCH. membre de la Société Mycologique de Strasbourg et invité régulier de notre association Les membres de la Société Mycologique d’Alès ont effectué l’herborisation botanique et en ont profité pour effectuer une petite cueillette de différentes espèces mycologiques. Les espèces récoltées ont été déterminées par l’ensemble des membres participants. BOTANIQUE : 4 orchidées: Orchis militaris, Ophrys sphegodes (ophrys araignée), Serapias vomeracea (sérapias à labelle allongé), Himantoglossum robertianum (barlie de Robert) Ont aussi été herborisées les plantes suivantes : Urospermum dalechampii Trifolium stellatum Helianthemum apenninum Gladiolus italicus Onobrychis viciifolia ( sainfoin) Sur le plan mycologique, les espèces herborisées et déterminées étaient : ASCOMYCOTA : 1 espèce Morchella esculenta (L.) Pers. (1801) BASIDIOMYCOTA : 8 espèces Agrocybe praecox (Pers.) Fayod (1889) Auricularia mesenterica (Dicks.) Pers. (1822) Cellulariella warnieri (Durieu & Mont.) Zmitr. & Malysheva (2014) Coriolopsis gallica (Fr.) Ryvarden (1973) (=Funalia extenuata (Durieu & Mont.) Domański 1967) Lentinus substrictus (Bolton) Zmitr. & Kovalenko (2016) (=Polyporus ciliatus Fr. 1815) Protostropharia semiglobata (Batsch) Redhead, Moncalvo & Vilgalys (2013) Schizophyllum amplum (Lév.) Nakasone (1996) Stereum hirsutum (Willd.) Pers. (1800)
Ci-contre à droite et au-dessus, deux vues de Cellulariella warnieri, en plusieurs couches superposées. Cet impressionant specimen mesure près de 70 cm de largeur. L’élément du dessus, à lui seul, mesure 34 cm. Cette espèce est aussi appelée «Lenzite baleine»
Ci-dessous, l’équipe de «botanistes-mycologues» sur le chemin de la découverte.
Ci-dessus, quelques photos des espèces botaniques herborisée ce jour.
Liste des espèces récoltées lors de la sortie du dimanche 12 mai 2019 dans la Bambouseraie de Prafrance à Anduze (30)
Cette sortie était organisée et conduite par Benjamin Mathéaud et Vanessa Bozec Les membres de la Société Mycologique d’Alès ont effectué l’herborisation avec le support de la Direction de la Bambouseraie Prafrance d’Anduze. Les espèces récoltées ont été déterminées par les membres participants et validées par Christian Epinat avec l’aide de François Després. ASCOMYCOTA : 1 espèce Peziza vesiculosa Bull. (1790) BASIDIOMYCOTA : 12 espèces Agrocybe pediades (Fr.) Fayod (1889) Agrocybe praecox (Pers.) Fayod (1889) Agrocybe putaminum (Maire) Singer (1936) Bolbitius titubans (Bull.) Fr. (1838) Bovista plumbea Pers. (1795) Clathrus archeri (Berk.) Dring (1980) Clathrus ruber P. Micheli ex Pers. (1801) Leratiomyces ceres (Cooke & Massee) Spooner & Bridge (2008) Parasola auricoma (Pat.) Redhead, Vilgalys & Hopple (2001) Phallus rubicundus (Bosc) Fr. (1823) Pluteus cervinus (Schaeff.) P. Kumm. (1871) Stropharia rugosoannulata Farl. ex Murrill (1922)
Ci-dessus, photos des installations de la champignonnière «Champisud», et explications données par Vincent à l’auditoire attentif composé de nos membres de la Société Mycologique d’Alès
Ci-contre à gauche, photos des shii-také en culture sur leurs substrats.
Forum des associations d’Alès du samedi 7 septembre 2019
Comme chaque année, la Société Mycologique d’Alès était présente au Forum des Associations d’Alès. Nos membres ont pu présenter l’association, ses objectifs, ses activités aux visiteurs du Forum, et une fois de plus, notre stand a eu un vif succès. Tout au long de la jurnée, de nombreux visiteurs se sont arrêtés sur ce stand pour s’informer sur notre structure, nos objectifs et nos activités et, d’une façon plus générale, sur les champignons et la mycologie. La plupart de nos visiteurs ont profité de cette circonstance pour prendre contact avec notre association, voire, y adhérer. Les espèces récoltées ont été déterminées par les membres présents sur le stand du Forum, puis validées par Roland Hanon et François Després. Basidiomycota : 27 espèces présentées : Amanita citrina Pers. (1797) Amanita excelsa (Fr.) Bertill. (1866) (= Amanita spissa) Amanita rubescens Pers. (1797) Bulgaria inquinans (Pers.) Fr. (1822) Cyathus striatus (Huds.) Willd. (1787) Gymnopus erythropus (Pers.) Antonín, Halling & Noordel. (1997) Hygrophoropsis aurantiaca (Wulfen) Maire (1921) Hymenopellis radicata (Relhan) R.H. Petersen (2010) ( = Oudemansiella radicata (Relhan) Singer (1936)) Hypholoma fasciculare (Huds.) P. Kumm. (1871) Kuehneromyces mutabilis (Schaeff.) Singer & A.H. Sm. (1946) ( = Pholiote changeante) Lacrymaria lacrymabunda (Bull.) Pat. (1887) (= Psathyrella velutina) Lactarius pyrogalus (Bull.) Fr. (1838) Lactarius rufus (Scop.) Fr. (1838) Lepiota cristata (Bolton) P. Kumm. (1871) Macrolepiota procera (Scop.) Singer (1948) Megacollybia platyphylla (Pers.) Kotl. & Pouzar (1972) Mycetinis alliaceus (Jacq.) Earle ex A.W. Wilson & Desjardin (2005) ( = Marasmius alliaceus) Neoboletus erythropus (Pers.) C. Hahn (2015) Paralepista flaccida (Sowerby) Vizzini (2012) Pycnoporus cinnabarinus (Jacq.) P. Karst. (1881) Pleurotus pulmonarius (Fr.) Quél. (1872) Russula atropurpurea (Krombh.) Britzelm. (1893) Schizophyllum commune Fr. (1815) Scleroderma areolatum Ehrenb. (1818) Sparassis brevipes Krombh. (1834) Strobilomyces strobilaceus (Scop.) Berk. (1851) Tylopilus felleus (Bull.) P. Karst. (1881)